La pédagogie Simplon et SIMPLONLINE

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Simplon.co est une entreprise spéciale à bien des égards: son statut de SAS agréée solidaire, son business modèle hybride, son approche “tous azimuts” mais aussi, et surtout car c’est notre sujet dans cet article, sa pédagogie.

Inspirée des bootcamps US, la méthodologie de formation accélérée et intensive de Simplon.co a très vite intégré des éléments issus du métier même de développeur (agilité, outils, pair programming…) et des apports spécifiques aux publics visés (débutants, décrocheurs ou diplômés, chômeurs/allocataires minimas sociaux, filles…). Chaque promotion apporte sa nouvelle pierre, peaufinant les choses comme la gangue devient diamant.

Bien souvent, on réinvente la roue, l’innovation est rarement une invention ex nihilo et il se trouve que le modèle pédagogique de Simplon.co emprunte consciemment ou non à plein de courants et d’expérimentations qui ont déjà donné des résultats, et dont certains sont historiques et pas du tout liés à Internet et à la programmation informatique.

Herbert Spencer : “Le grand but de la formation n’est pas le savoir mais l’action”

Le “learning by doing” est à cet égard central chez Simplon.co : pas de théorie, de l’action, la pédagogie par projets est en effet très adaptée aux publics qu’on vise (décrocheurs ou moutons à 5 pattes) et à la matière première qu’on manipule (la programmation web). Cela renvoie à une autre notion que nous avons appliqué d’emblée et dont il a fallu qu’on nous donne son nom et une des personnes qui l’avait porté haut et fort dans les années… 1970 : Bertrand Schwartz. Cet inventeur des missions locales a été l’initiateur de formations d’un nouveau type à l’époque, destinées à reconvertir des mineurs vers d’autres métiers techniques, et utilisant la pédagogie du “court circuit” qui consiste à rendre opérationnels des personnes par le “faire sans savoir”. Génial, et nous ne faisons que réinventer tout ça à l’heure du web…

Comme d’autres formations et d’autres approches, on peut citer l’école des découvertes, 42 et d’autres encore, Simplon.co entend d’abord donner confiance, promouvoir l’autonomie et concrétiser autant que valoriser les capacités plus que les compétences, les actes et les productions plus que les savoirs…

Et cela se retrouve aussi dans notre approche des référentiels de formation qui sont basés sur des unités capitalisables de “savoir faire” lié à des actions, des parcours personnalisés et des logiques multi-référentielles (exemple : “je démarre une formation de développeur web et je me spécialise en front/back/langage/insérer ce que vous voulez ici”, ou “j’ai commencé par la programmation informatique et je suis devenu un chef de projet polyvalent et généraliste des projets web”).

“Ce que l’on conçoit bien s’énonce clairement…”

L’autre point clé de la pédagogie Simplon.co, c’est l’idée qu’on valide d’autant mieux l’acquisition d’un savoir que l’on est en capacité, et que l’on se met en ordre de bataille, pour le transmettre à quelqu’un d’autre.

Ce pilier très important est au coeur de Simplon.co :

  • dans le “pair programming” et ses bînomes
  • au travers des ateliers de programmation, fabrication numérique, électronique et robotique pour les enfants Kids Coding Club menée par l’association CODEV où ce sont les apprenants de Simplon.co qui encadrent l’initiation des enfants de 6 à 14 ans
  • dans les restitutions d’équipes à équipes, chaque semaine, pour partager et diffuser
  • dans les sessions de transmission réalisées par les apprenants de Simplon.co auprès de publics aussi éloignés qu’eux de l’emploi ou de la création d’entreprise (décrocheurs d’Impulsion 75, participants au programme Créa’jeunes de l’ADIE 93, décrocheuses lycéennes du 93 du programme Wifilles avec la Fondation Agir Contre l’Exclusion du 93 et Ensemble Communication Participative…) ou plus débutants qu’eux en programmation informatique (élèves d’HEC, porteurs de projets…)

Et, la boucle est bouclée, c’est également ce principe fort qui a donné naissance à SIMPLONLINE, notre format si spécifique de Formation à Distance (FOAD).

Bien plus qu’un MOOC…

Les jargoneux diront “une formation blended articulée avec une formation présentielle” mais en fait oui, c’est ça qui fait toute la différence…

SIMPLONLINE, notre FOAD d’une durée de 6 mois, est synchronisée avec la formation présentielle ayant lieu à Montreuil, mais avec un mois de décalage. Cette synchronicité asynchrone (lol) permet en effet aux apprenants en présentiel de préparer des ressources (cours, exercices, défis…) sur les choses qu’ils apprennent afin de les partager avec les apprenants à distance. Et dans le même temps, cela permet aux apprenants à distance d’interagir avec les créateurs des dites ressources, pour les challenger et les améliorer, de manière “peer to peer” et en maximisant le côté “connectiviste” (i.e. la valeur ajoutée d’une communauté d’apprenants, versus un cours descendant où un “prof” explique quelque chose).

Parce que notre vie est “blended” et que le dualisme “virtuel/réel” n’existe pas, SIMPLONLINE est “blended” : elle mélange online et synchronisation online (Hangout/Skype) ou offline (rencontres présentielles, cours du soir…) entre les inscrits, mais aussi avec la formation présentielle de Montreuil.

Et c’est ça qui change tout, ça et le fait que :

  • Nous le proposions à un prix modeste (300 euros pour les 6 mois), prix calculé pour couvrir les coûts induits par la gratuité de nos formations présentielles réservées aux chômeurs, aux allocataires des minimas sociaux, aux territoires défavorisés (quartiers populaires et zones rurales) et aux catégories sous représentées dans les métiers techniques du numérique (les filles)
  • Nous offrons la possibilité aux chômeurs et allocataires des minimas sociaux de bénéficier de SIMPLONLINE à prix cassé (42 euros pour les 6 mois) grâce aux contributions généreuses de nos soutiens sur notre campagne Ulule

En un schéma et en un coup d’oeil, toute la spécificité de notre FOAD :

Alors, vous vous inscrivez quand ?

C’est ici que ça se passe et on vous laisse avec cette citation de Benjamin Franklin qui résume bien en quoi on invente jamais rien, et en même temps à quel point transmettre est toujours une ré-invention révolutionnaire :

“J’entends et j’oublie, je vois et je me souviens, je fais et je comprends”

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