Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sans jamais oser le demander, ou en le pensant fort mais sans le dire, ou en le disant mais sans forcément savoir : c’est là, juste en dessous, alors bonne lecture !

Simplon.co est la première et seule formation en son genre

Bien qu’elle se distingue par son format à la fois intensif, gratuit et tourné vers les publics éloignés de l’emploi dans les territoires les plus déclassés,, Simplon n’est pas la première formation de ce type, ni la seule. Plusieurs autres formations existaient en France avant l’apparition de Simplon.co en 2013, comme la Web@cadémie, R2K, Cefim et bien d’autres… et d’autres se sont créées à peu près en même temps ou presque que Simplon.co, comme Le Wagon, l’école 42, Webforce3, 3WAcadémie… et encore plus par la suite soit au contact de Simplon (copycats ou forks : Wild Code School, Pop School, Access Code School), soit dans le sillage du mouvement Grande Ecole du Numérique. Toutes sont intéressantes, certaines sont innovantes, peu sont réellement gratuites mais elles forment une véritable filière, riche et complémentaire, fournissant des solutions différentes, parfois articulées, car elles ne sont pas toutes de la même durée (entre 3 mois et 3 ans), pas sur les mêmes technologies (C, PHP, Ruby, Java…) et elles ne visent pas les mêmes publics. Donc oui, Simplon.co est la seule formation de développeur.se qui soit à la fois véritablement ouverte à tous (sans distinction d’âge, de niveau scolaire et d’origine territoriale) et gratuite, et c’est également la seule qui intègre depuis son origine une préoccupation centrale concernant la représentation des effectifs féminins dans ces métiers peu féminisés : c’est également assez rare qu’on dispute à Simplon sa place dans des territoires complexes en lien avec la géographie prioritaire, la ruralité, l’Outre Mer ou l’international.

Simplon : c’est quoi la différence avec 42 ?

C’est la question que tout le monde nous pose toujours. Et notre réponse est toujours la même depuis le lancement conjoint de Simplon et de 42 qui a été quasi simultané en 2013 : c’est pas pareil, et c’est pareil ! Pareil car nous appartenons à la même “vague”, à la même démarche visant à innover pour résoudre la fracture du “skills mismatch” et l’absurdité patente entre un besoin de compétences non satisfait et des talents gâchés car au chômage et potentiellement capables de se former… Pas pareil car 42 c’est 3 ans, ça forme pas des développeur web et mobile comme nous mais bien des développeurs multi-poly-compétents qui font du C et du C++, de l’algorithmique, 42 c’est très élitiste dans l’approche et la sélection, ça vise pas particulièrement les femmes ou les personnes en difficulté, ça veut pas s’essaimer dans les territoires déclassés, il y a pas de profs en présentiel (nous oui), ça n’a pas besoin d’un modèle économique tant que Xavier Niel finance tout, etc. Donc voilà, c’est dit : vous n’entendrez personne à Simplon, que ce soit dans les équipes salariés, les essaimages ou les apprenant.e.s dire du mal de 42 car on les kiffe, beaucoup de refoulés de la “piscine” viennent à Simplon, beaucoup de Simplonien.ne.s rêvent de faire 42 après Simplon et certain.e.s le font, on a fait des hackathons avec eux, on est fiers d’être avec eux dans “Grande Ecole du Numérique”, etc. Mais clairement, c’est pas la même came : ni dans le modèle, ni dans les gens qui y entrent, ni dans le profil de celles et ceux qui en sortent => “Born to code” c’est pas “In Code We Trust” mais on les kiffe quand même #basta

La ||sélection|| et les critères pour ||rentrer|| à Simplon.co

Les critères sociaux sont prépondérants pour accéder à nos formations qui sont gratuites, d’où le fait que nous souhaitons privilégier les demandeurs d’emploi décrocheurs, de longue durée et seniors, et tous les allocataires de minimas sociaux et les publics éloignés du numérique ou de l’emploi. Mais ce n’est pas suffisant car le nombre de places par session est malheureusement limité, et également parce que la pédagogie de Simplon est particulière et ne s’apparente pas à une pédagogie “scolaire” et donc ne convient pas à tout le monde. C’est donc au travers d’une sélection sur la base de la motivation, de l’appétence, de la capacité à auto-apprendre et à travailler en équipe, de la prédisposition au métier numérique visé par la formation et de la compatibilité avec le modèle pédagogique (autonomie, pédagogies actives, mode projet, peer-learning…) ainsi qu’à l’organisation de Simplon.co (pair programming, travail collaboratif) que se décide l’admission. Localement, en fonction des partenaires, des territoires et des financements, d’autres critères peuvent intervenir : âge (moins de 25 ans ou au contraire séniors), géographie (quartiers politique de la ville ou ruralité), niveaux d’études (pas de diplôme et décrocheur pour la Grande école du numérique, BAC + 2 pour notre formation certifiante CQP Java/JEE, etc.). La formation Simplon est donc sélective, de 10 à 50% des candidatures selon les territoires et les sessions, mais ce n’est pas sur les critères habituels de niveau de diplôme, d’expérience ou de test techniques ou de pré-requis.

Simplon.co, c’est pour les jeunes des quartiers prioritaires

Là encore ça dépend : certaines sessions sont « fléchées » sur ces publics spécifiques mais nous privilégions au maximum, dès que cela est possible, la mixité : de genre, sociale, d’âge, d’origine sociale et géographique, etc. Nos sessions et nos centres de formation simplon.co pratiquent donc le mélange : décrocheurs ET diplômés, ruraux ET péri-urbains, jeunes ET moins jeunes, garçons ET filles. C’est le cas à Montreuil et à Lyon particulièrement et le résultat est stupéfiant, en termes de richesse pédagogique et socio-culturelle. Contrairement à d’autres formations, Simplon.co ne vise pas que des personnes originaires de quartiers prioritaires, ni uniquement les non-diplômés, ni les jeunes, mais bien tous ceux – et celles :-) – pour qui l’apprentissage de la programmation peut représenter un levier d’insertion, d’emploi et de création de valeur. Cette approche très élargie de la diversité, en tant que diversité incluant *vraiment* tout le monde et non seulement “les autres”, est au bénéfice des progressions pédagogiques individuelles de chacun des Simplonien(ne)s et un parti-pris clair au coeur de l’ADN social de Simplon.co. C’est également pour cela que Simplon.co est présent dans les territoires ruraux (Ardèche, Lozère, Orne, Indre, Meuse…), en Outre Mer mais pas seulement dans les quartiers populaires ou les grandes agglomérations.

Les publics visés par les formations Simplon.co

On entend parfois que Simplon.co met sur le même plan les personnes défavorisées, les personnes en situation de handicap, les femmes et les seniors, ou que Simplon fait de la discrimination positive. C’est à la fois vrai, et faux ! La gratuité des formations Simplon.co nécessite qu’elles bénéficient avant tout à ceux qui en ont le plus besoin, et ce sont donc pour partie les critères sociaux qui déterminent le premier niveau d’éligibilité des candidatures aux formations longues présentielles de Simplon.co : boursier, demandeur d’emploi de longue durée, allocataires des minimas sociaux. Toutes les personnes dans ce cas peuvent postuler, et leur candidature est examinée de manière systématique au regard de la deuxième série de critères : nombre de « badges » passés sur Codecademy, motivation exprimée ou démontrée, prédispositions et appétences pour la programmation, etc. Ce n’est qu’ensuite que Simplon.co réalise une surpondération à partir de critères géographiques (quartiers prioritaires, zones rurales), d’origines sociales (milieux défavorisés, diversité), d’âge (jeunes et moins jeunes), de niveau scolaire (décrocheurs sans diplômes, décrocheurs bacheliers, diplômés de l’enseignement supérieur), et que les candidatures féminines sont favorisées (afin d’atteindre a minima 30 à 50% de simploniennes). Il ne s’agit donc pas de discrimination positive à proprement parler, mais plutôt de la volonté de créer la diversité la plus large possible,car elle génère une richesse humaine qui sert les progressions pédagogiques de chacun et la dynamique de groupe de tous.

Le statut juridique #wtf de Simplon.co

Simplon.co est une SAS agréée Entreprise Solidaire d’Utilité Sociale (ESUS) //LIEN// car elle a statutairement pris des engagements très forts en terme de lucrativité limitée, de gouvernance participative, d’encadrement d’échelle des salaires (entre le plus gros et le salaire minimum), de pratiques d’entreprises, RH et environnementales. Ce n’est donc pas une SCOP, une SCIC ou une association, ni une Fondation (bien que nous en ayons une abritée par FACE reconnue d’utilité générale), mais elle appartient quand même à l’Economie Sociale et Solidaire (ESS) dont nous essayons de porter haut les couleurs, que ce soit au Mouves, à Ashoka et partout et dès que c’est possible. Simplon ce n’est pas non plus une “école”, ni une entreprise d’insertion, ni un centre de formation en apprentissage. L’activité principale de Simplon.co est la formation continue, avec ou sans alternance, c’est donc un organisme de formation, enregistré comme tel, et Simplon Prod – son activité de production de sites web et d’applications mobiles employant des ancien.ne.s Simplonien.ne.s ne possède pour l’instant pas le conventionnement Entreprise d’Insertion : les gens y sont donc salariés. Malgré tout, Simplon.co ou ses essaimages peuvent être amenés à se définir différemment ou à prendre des formes juridiques différentes… à la grande famille de l’Economie Sociale et Solidaire, de bénéficier de financements spécifiques, de percevoir certains types de subvention ou de mécénat, etc. Au-delà de ces engagements qui lui valent d’être agréée, l’entreprise sociale et solidaire Simplon.co emploie également des personnes en insertion et entend bientôt demander le conventionnement Entreprise d’Insertion dans certains de ses établissements secondaires.

Simplon.co est subventionné et n’a pas de modèle économique

Simplon.co est une entreprise de l’Economie Sociale et Solidaire (ESS) et elle possède donc un modèle économique hybride dont la part des subventions et du mécénat sont décroissants depuis 2013. Contrairement à ce qui a parfois pu être entendu : la Ville de Montreuil et l’agglomération Est Ensemble ou le Conseil Départemental de Seine Saint-Denis n’ont JAMAIS subventionné Simplon.co, ni directement, ni au travers de son local, dont Simplon.co est locataire. D’autres financements de type mécénat sont importants dans les produits d’exploitation de Simplon mais c’est bien son modèle économique original qui tire le développement de Simplon et son impact social. Ce modèle est composé des revenus issus de la prise en charge de ses actions de formation par Pôle Emploi, les OPCA et les Régions, mais également de son réseau de porteurs de projets “franchisés”, des sponsoring d’entreprises et de prestations (Simplon Prod pour la production de sites web et d’applications mobiles et aussi réalisation de hackathons, de programme d’acculturation et de formations pour des salariés) qui sont facturées à des clients publics, privés et non-marchands.

Simplon.co c’est dans le 18ème à Paris au métro Simplon

On aurait envie de vous dire oui parce que le projet est effectivement né dans l’esprit d’Andrei et d’Erwan dans un appartement de la rue du Simplon dans le 18ème arrondissement de Paris en forme de pie de nez à l’omniprésence du 2ème arrondissement et de Silicon Sentier sur la scène digitale francilienne, mais non : le siège social de Simplon, son centre de formation des formateurs des fabriques Simplon sur les territoires et un des lieux d’activités principales de Simplon.co est à Montreuil, métro Croix de Chavaux, en Seine Saint Denis ;-) On pourrait également vous dire que Simplon ça vient d’un col dans les Alpes où existe un monastère, que Napoléon y aurait gagné la bataille d’Italie, que depuis longtemps l’Orient Express y passe et que c’est pour cela qu’on l’appelle le Simplon Orient Express…

Simplon.co, c’est ||surtout de la com||

Les fondateurs de Simplon.co se sont rencontrés au CELSA – la formation universitaire en communication et en journalisme qui dépend de la Sorbonne – soit par ce qu’ils y étaient étudiants (Andrei Vladescu-Olt, Erwan Kezzar, Nicolas Danet), soit parce qu’ils y intervenaient, comme Frédéric Bardeau mais l’équipe de départ comportait non seulement des développeurs (chevronnés comme Andrei, en formation comme Victor) mais que des passionnés d’Internet voyant dans le réseau un levier de changement social et de pouvoir d’agir individuel. Ensuite après la création en mode “bootstrap”, c’est effectivement une forte médiatisation qui a porté Simplon, comme 42, et qui a permis la notoriété du modèle au bénéfice de son recrutement de candidats, de partenaires et de soutiens publics. Mais dès l’origine, Simplon c’est distingué par ses résultats et son impact social, visibles à la fois dans les publics recrutés (peu ou pas diplômés, féminisés), le taux de sortie positive post-formation (important), la dynamique de croissance forte de son essaimage dans les territoires, son rôle de plaidoyer dont le bénéfice a dépassé Simplon (Grande École du Numérique, code à l’école…), etc. Donc résumer Simplon à “de la com” est au mieux un faux procès, au pire une forme aiguë de jalousie mal placée. La médiatisation de Simplon.co est elle aussi destinée à augmenter son impact social. D’où le sentiment d’omniprésence et l’agacement que peut parfois susciter Simplon.co.

Simplon.co ne s’intéresse qu’au métier de développeur

Historiquement, parce que c’est le métier le plus en tension dans le domaine du numérique, Simplon.co s’est positionné sur un référentiel de formation de développeur web et mobile, suivant en cela les précédents américains (« bootcamps ») et les initiatives pionnières qui existaient déjà en France. Ce référentiel a été rapidement déployé sous différentes versions (langages Ruby, PHP, Java, JS), sous différentes modalités (qualifiante ou certifiante) et avec des approches métiers différenciées (full stack, back-end, front-end, intégration, CMS…). Mais très rapidement, constatant à la fois que le métier de développeur exige des qualités particulières qui ne sont pas à portée de tous les profils, que les Simplonien(ne)s formées en tant que développeurs exerçaient des métiers différents une fois employés, et enfin que d’autres métiers du numérique étaient également en tension – et permettaient donc de proposer des parcours d’insertion plus inclusifs -, Simplon.co a investigué d’autres référentiels de formation. Premier exemple : le « référent numérique » qui fait converger des compétences techniques, éditoriales, graphiques, marketing et communication, juridique et gestion de projet pour proposer un profil très polyvalent de« mouton à 5 pattes », de « couteau suisse », apte à répondre à des besoins identifiés chez nombre de petites et moyennes structures, à l’heure où le numérique est omniprésent. Autres exemples en cours : datartisan, e-commerce, help desk… Enfin, Simplon.co explore en partenariat avec des entreprises (Dassault Systèmes, IBM, Microsoft) et d’autres organismes de formation des référentiels de formation autour des technologies 3D, d’administrateur système, de technicien fibre, créative technologist, de fablab managers…

Simplon.co, les écoles d’informatique et les informaticiens

Les formations Simplon.co sont complémentaires à l’offre de formation initiale existante et n’ont aucunement vocation à les critiquer ou à s’y substituer, bien au contraire. Des collaborations existent entre Simplon.co et 42, l’EPITECH, HETIC, l’Ecole Centrale de Marseille, l’EPSI et bien d’autres structures. De la même façon, Simplon.co a des interactions multiples avec l’INRIA au travers des démarches liées au programme des Investissements d’Avenir désireux de promouvoir la “culture du code” (CAPPRIO, Class’Code, etc). En revanche, nous pensons véritablement que la programmation informatique n’est PAS QU’UNE science, c’est aussi un loisirs, un artisanat, une passion, un objet d’autodidaxie, et qu’elle n’est pas réservée aux informaticiens diplômés mais bien à tous les passionnés. Dans « Lire, écrire, compter, coder », Frédéric Bardeau, Président de Simplon.co, et Nicolas Danet reviennent sur ces subtilités et les différentes approches pédagogiques qui coexistent en France et dans le monde par rapport à l’apprentissage de la programmation informatique.

Simplon.co est un modèle anti-Education Nationale

Si Simplon est statutairement « hors de l’Education Nationale » car relevant de la formation professionnelle continue, son modèle de formation accélérée est complémentaire à l’offre de formation initiale, les interactions avec le Ministère de l’Education Nationale de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, les Rectorats, les DANE ainsi les collaborations avec des écoles (enfants), les collèges, les lycées et établissements d’enseignement supérieur (Ecole Centrale de Marseille, Faculté de Cergy, Université Paris Descartes…) sont nombreuses et nous souhaitons qu’elles s’intensifient. C’est le cas pour les opérations de type Europe Code Week et Hour of Code, mais également pour les actions liées au programmes des Investissements d’Avenir “Culture du code”. Nos principes pédagogiques empruntent à des méthodes qui sont parfaitement connues et utilisées dans bien des écoles délivrant des diplômes Education Nationale ou apparentés : pédagogie par projets, formation à distance en ligne et classe inversée, évaluation par les pairs… Simplon.co est également très attaché au présentiel et au rôle de facilitateur d’un pédagogue qui est physiquement là avec les apprenants : ce n’est peut être pas « un vrai prof » mais il y a quelqu’un et il est là “en vrai” et nous savons les limites du distanciel, surtout sur les publics que nous visons et qui sont éloignés de l’emploi ou du numérique. Enfin, et c’est le plus important, Simplon.co a commencé ses formations en octobre 2013 et elles n’étaient à l’époque ni certifiantes ni diplômantes mais nous avons eu depuis la possibilité et la chance de délivrer un titre RNCP de « Développeur nouvelles technologies » au travers d’un Certificat de Qualification Professionnelle (CQP) au nom du FAFIEC (Organisme Paritaire Collecteur Agréé de la branche numérique), des titres professionnels Ministère du Travail (Développeur logiciel), d’obtenir la certification à l’inventaire RNCP de compétences telles que “réaliser un site avec WordPress”, “construire une application web simple” et “gérer un projet en mode agile” et nous en sommes fiers. Cela permet à nos apprenant.e.s d’objectiver leurs compétences et nous permet d’être éligible à des financements qui nous permettent de maintenir nos formations gratuites, voire de la proposer de manière rémunérées, également de valider des acquis professionnels (VAE et VAP), etc. Enfin, nous le répétons, l’un des modèles de Simplon.co est clairement l’école de la République en ce qu’elle peut représenter et proposer en tant qu’espace d’égalité, de liberté d’expression ainsi que de diversité et de cohésion sociale.

Le statut des apprenant.e.s et la gratuité ou la rémunération des formations Simplon

La gratuité des formations Simplon.co est un principe cardinal qui n’a souffert à aucune entorse depuis le début et elle est inscrite de manière définitive dans nos statuts : on aimerait que ce soit le cas de toutes les formations qui se réclament gratuites mais qui ne le sont pas. La première promotion de Montreuil a été effectivement aidée financièrement – à 3/4 du SMIC en moyenne, et ce entièrement sur fonds propres et avec l’aide de subventions (Région Ile de France) et de mécénat (Orange et SAP principalement) – mais malgré le facteur déterminant de réussite que peut être une aide financière dans le cadre d’une formation intensive, pour des apprenant-e-s en situation de précarité notamment, cela a été très difficile à assumer économiquement par la structure, et a donc été stoppé à partir de la deuxième promotion à Montreuil. A Villeneuve-la-Garenne, la première promotion détachée de Simplon.co, les apprenants ont également pu être rémunérés via leur embauche en Emploi d’Avenir par la structure porteuse, Pôle Solidaire, mais là encore ce fut une exception. Tant que les formations Simplon.co n’étaient pas certifiantes, la prise en charge des apprenants ne pouvait provenir que de leurs droits acquis (demandeurs d’emploi) ou de dispositifs spécifiques (bourses). Désormais et en l’absence de dispositifs spécifiques liés à Grande Ecole du Numérique, les apprenants à Simplon sont soit demandeurs d’emploi indemnisés ou allocataires des minimas sociaux, soit stagiaires de la formation professionnelle, soit salariés, en alternance notamment (contrats de professionnalisation) mais AUCUN apprenant ne s’est jamais vu refuser l’intégration à une session de formation Simplon parce qu’il ne permettait pas de disposer d’une aide individuelle à la formation de Pôle Emploi (AIF ou AISF) ou de tout autre dispositif.

Simplon.co c’est un tiers lieu, un incubateur de projets et de startupeurs

Oui et non. Simplon.co est un organisme de formation avant tout, et une entreprise, mais c’est aussi une startup sociale au modèle économique hybride et nos diverses activités, parce qu’elles se déroulent dans un même lieu, en font un objet protéiforme et bien souvent un espace atypique. Il se trouve que la pédagogie de Simplon.co insiste sur l’intérêt, la nécessité et l’obligation pour les apprenants de transmettre à d’autres : d’où le fait que des ateliers pour enfants, des formations pour adultes, des moments de partage ouverts à tous sont régulièrement organisés dans les centres Simplon.co. Simplon.co organise et accueille des événements (meetups, hackathons, open bidouille camp, datathons, oui share labs…) et permet également à des personnes de l’extérieur, non liées à Simplon.co de venir travailler chez ou avec nous. Enfin, certain(e)s Simplonien(ne)s se sont révélé(e)s être des créateurs d’entreprises, qui ont démarré dans nos murs. Mais Simplon.co n’en est pas pour autant un tiers lieu (tout le monde ne peut pas venir quand il veut, les centres de formation Simplon.co ne sont pas tous autorisés à recevoir du public…). Pour le moment ce n’est pas non plus à proprement parler un espace de co-working, ni un fablab/makerspace (peu d’équipements, pas de fablab manager, pas de possibilité de l’utiliser pour des personnes de l’extérieur), ni un incubateur (pas de modules spécifiques pendant la formation, pas de programme ad hoc d’accélération, pas de mentorat pour le modèle économique)… Mais patience, car ces activités pourraient être amenées à être développées en parallèle de tout ce qui se fait déjà dans nos espaces atypiques.

Simplon.co forme des génies de l’informatique en 6 mois

On aimerait que ce soit vrai pour tous les Simplonien(ne)s mais ce n’est pas le cas. Centrées sur les débutants qui sont demandeurs d’emplois ou allocataires des minimas sociaux ainsi que sur les personnes défavorisées ou sous-représentées dans les métiers techniques du numérique, les formations Simplon.co entendent utiliser la tension de recrutement sur le métier de développeur et les opportunités d’insertion que cela permet pour créer des emplois, redonner du pouvoir d’agir à des profils talentueux mais qui ont manqué d’opportunités. C’est notre objectif principal. Il arrive parfois que des débutants se révèlent être de très bons potentiels, pour devenir de bons développeurs, parfois géniaux même, mais cela dépend des personnes elles-mêmes et il est clair qu’un débutant au bout de 6 mois de formation ne peut pas obtenir le niveau d’un développeur confirmé et expérimenté. Certaines formations et leurs systèmes de sélection à l’entrée ou au début de l’apprentissage (la  “piscine” par exemple) visent à obtenir « les meilleurs profils » et à créer des développeurs d’élite , ce n’est pas le cas de Simplon.co. Le métier de développeur est un vrai métier, rigoureux et créatif, qui nécessite du travail et des aptitudes donc il ne suffit jouer quelques semaines avec des lignes de code pour le devenir. En revanche, oui, nous confirmons que la plupart des besoins en développeurs peuvent être pourvus par des profils différents de ceux qui sont actuellement privilégiés pour ces postes et donc très recherchés : les titulaires de diplômes d’écoles d’ingénieur ou d’informatique, souvent BAC+5. Il existe également des informaticiens, des développeurs expérimentés et diplômés au chômage… Comme nous le revendiquons parfois, que ce soit sur du développement back-end, du développement front-end, ou autres compétences en programmation, nous formons des “débutants de classe mondiale”, des juniors en capacité de produire et sensibilisés à un ensemble de bonnes pratiques (agilité, développement piloté par des tests, etc.), mais qui ont encore besoin d’être encadré par un développeur plus confirmé pendant quelques temps.

Simplon.co est une organisation militante et partisane

Soutenue au travers de subventions par les pouvoirs publics et les collectivités (Elysée via La France S’Engage et Grande Ecole du Numérique, Secrétariat d’Etat au numérique via le label French Tech, Région Ile de France, ainsi que plusieurs régions et agglomérations dans les essaimages), Simplon.co est pour autant une organisation privée, non-partisane et n’est affiliée à aucun mouvement politique. Les prises de position de Simplon.co concernent le code pour tous, la parité hommes-femmes dans le numérique et l’économie sociale et solidaire, la bataille pour l’emploi des jeunes, la revitalisation des territoires dont les quartiers populaires, les zones rurales et l’Outre Mer, la lutte contre toutes les formes d’extrémisme politique ou religieux mais rien là dedans ne relève d’une approche partisane ou politicienne. Simplon.co est une entreprise sociale avec des convictions, pas un parti politique, ni un syndicat, ni une ONG et n’est affilié à aucune organisation autre que professionnelle. Mais c’est vrai, nous aimons lancer des débats, prendre la parole, faire du prosélytisme sur les thématiques qui nous sont chères. C’est notre façon de faire avancer les causes qui nous tiennent à coeur…

Simplon.co s’essaime comme une franchise

L’essaimage de Simplon.co est toujours déclenché sur la base d’une manifestation d’intérêt de porteurs de projets locaux pouvant être des entrepreneurs, des organismes de formation, des collectivités, des structures parapubliques, ou en réponse à un appel d’offre régional (cf Occitanie). Le processus de qualification de la demande, de sélection des projets d’essaimages et leur conduite suit des règles claires et contraignantes destinées à assurer la pertinence, le caractère multi-parties prenantes et la pérennité de la démarche. Ainsi, les porteurs des projets dont la configuration a été jugée viable à réception du dossier sont systématiquement invités à recenser les besoins auprès des différents acteurs sur leur territoire et évoquer l’intérêt d’un projet d’essaimage Simplon.co : les acteurs numériques (écosystèmes, tiers lieux type fablabs, coworking…), économiques (employeurs, pépinières, incubateurs), de l’emploi et de la formation (missions locales, PLIE, Pôle Emploi, OPCA…) et les collectivités référentes sur la question de la formation professionnelle (villes, agglomérations, régions). Dans ce contexte, si l’accompagnement par Simplon.co d’un porteur de projet pour essaimer fait l’objet d’une prestation forfaitaire facturée qui comprend une assistance de bout en bout : montage juridique et financier, aide au financement, recrutement de l’équipe locale, recrutement de la promotion, assistance pédagogique et en gestion de projet, évaluation et certification, etc. Ce “forfait” pourrait donc s’apparenter à une « franchise » mais la multiplicité des formats d’essaimages de Simplon.co l’en éloigne tant la variabilité des configurations (publics, durée, format, référentiels, etc) est forte. Il n’y a pas deux « Simplons » qui se ressemblent, tous nos projets d’essaimage ne s’appellent pas forcément Simplon (cf Codin’camp à Mende, Up To à Montpellier, Ker Code à Vannes, Bootcamp à Bouaké en Côte d’Ivoire) ce qui est intrinsèquement le contraire d’une franchise et même d’une licence de marque ou d’enseigne.

Simplon.co mélange lucrativité, utilité sociale et intérêt général

Oui, clairement, c’est assumé et revendiqué, le tout au bénéfice de l’impact social et de la performance économique au service de l’intérêt général. Le modèle de Simplon.co est hybride, ce qui est assez typique dans l’Economie Sociale et Solidaire : c’est celui des entreprises commerciales agréées solidaires d’utilité sociale (ESUS). Qui effectivement visent à utiliser le levier économique et une lucrativité encadrée pour viser des objectifs d’utilité sociale et d’intérêt général. Nos engagements statutaires liés à l’agrément ESUS et notamment la lucrativité limitée et la non cotation de l’entreprise, ainsi que l’impossibilité de versement de dividendes ni de cotation sur les marchés financiers assurent la cohérence et l’éthique de l’ensemble de la démarche. Concernant l’opacité, les règles classiques des entreprises s’appliquent : Simplon.co dépose ses comptes au greffe du tribunal de commerce et rend compte de son impact social régulièrement à l’ensemble de ses parties prenantes. Un rapport spécifique d’impact est disponible sur simple demande via le site Internet Simplon.co (LIEN) et nous aimerions que plus de structures satisfassent à des règles simples de transparence sur leur impact. En résumé, on pourrait donc dire que Simplon.co est un social business, dont les bénéfices hypothétiques (car pour l’instant Simplon n’a jamais dégagé de résultat net) seraient réinvestis dans le projet, et donc dans sa mission sociale et solidaire.

Simplon.co n’est pas certifiant ni diplômant

C’était effectivement le cas jusqu’au 1er juin 2015, date à laquelle le Fafiec – OPCA de la branche numérique – a sélectionné Simplon.co comme un des organismes de formations autorisé à dispenser la formation qui permet au FAFIEC de délivrer le Certificat de Qualification Professionnelle (CQP) « Développeur nouvelles technologies » (Java, JEE), titre inscrit au RNCP comme un titre de niveau II. D’autres certifications ont depuis été obtenues comme le titre professionnel “développeur logiciel” (niveau II) et 3 compétences à l’inventaire RNCP : “réaliser un site avec WordPress”, “construire une application web simple” et “gérer un projet en mode agile”. La formation historique de Simplon de développeur web en mode agile, TDD et multi-langage est également en cours de dépôt au RNCP.

Simplon.co est centré sur Ruby et Ruby on Rails

Vieux mythe savamment entretenu par certains détracteurs… La première session Simplon.co à Montreuil était centrée sur Ruby et RoR sur le modèle du Dev Bootcamp de San Francisco car il s’agit d’un langage et d’un framework puissants et accessibles aux débutants. Mais depuis 2013, la formation Simplon.co comporte toujours une partie “front-end” (HTML, CSS, Javascript) mais d’autres langages back-end, souvent plusieurs, dont PHP, Python, Java…

Simplon.co ne créé pas de vrais emplois

Sur les 568 Simplonien.ne.s formé·e·s depuis le début de l’aventure Simplon.co, plus de 78% ont trouvé un travail ou une activité dans les 3 mois. Effectivement, nous considérons que les sorties sont positives quand il s’agit d’embauches en CDD ou CDI, en emplois aidés, en contrat de professionnalisation mais également quand les Simplonien·ne·s font le choix (et ne subissent pas cette décision) de se mettre en auto-entrepreneur, en micro société/en freelance ou de créer des entreprises, principalement à l’occasion de leur premier besoin en facturation de prestation.

Simplon ne forme que des demandeurs d’emplois / Simplon forme des salariés aussi

Résolument tourné vers un impact social maximal, Simplon a temps privilégié les publics demandeurs d’emploi et s’est concentré sur les décrocheurs, chômeurs de longue durée et seniors, les publics réfugiés également, ce dans les territoires défavorisés : quartiers populaires, milieux ruraux et Outre Mer. Depuis 2015 au travers de pilotes réalisés auprès de salariés de La Poste, de Pôle Emploi ou d’autres entreprises, Simplon a entrepris d’investiguer l’impact social spécifique qui réside dans le fait d’empêcher la perte d’emploi ou de maintenir l’employabilité de salariés “décrochés”, “réfractaires” ou “fortement impactés” par la transformation numérique et donc placé à court ou moyen terme dans une logique anticipée ou forcée de transition ou de reconversion professionnelle. A l’heure où 50% des emplois qualifiés et non qualifiés seraient potentiellement menacés par le numérique (algorithme, ro/cobotisation, automatisation, changement d’organisation du travail, etc), c’est un sujet de préoccupation grandissant pour Simplon et ses partenaires du service publics de l’emploi, des branches professionnelles et des entreprises, et donc une activité appelée à se déployer plus largement, en résonance avec la formation professionnelle des demandeurs d’emploi et la revitalisation des territoires.

Simplon se disperse / “part dans tous les sens”

Au coeur de l’ADN de Simplon réside l’idée centrale selon laquelle le numérique est un formidable levier d’inclusion, d’insertion et d’emploi, mais également un catalyseur de mixité, de diversité et d’innovation sociales. On peur donc considérer que Simplon n’est pas restreint à des “activités” (formation, ou production, ou incubation, ou éducation populaire, ou e-inclusion…) ou à des publics (décrocheurs, seniors, femmes, réfugiés…) ou à des territoires (quartiers populaires, ruralité, Outre Mer, international) mais bien une mission qui n’a pas de limite. Pour autant, de part son modèle économique et son hyper-croissance, Simplon est résolument dans une démarche continue et permanente de structuration, de pérennité économique, d’arbitrage entre les activités et les projets et constitue donc une entité cohérente et homogène visant un impact sociale maximal et durable.

C'est quoi Simplon.Prod ?

Simplon.co développe désormais son activité de production numérique avec la création d’une agence web solidaire – SimplonProd – pour accompagner les associations, les collectivités et les entreprises dans leur stratégie numérique avec des prestations de qualité, compétitive et responsables ! A Montreuil, à Lyon, à Toulouse, à La Réunion mais également disséminées sur les territoires (Lozère, Nord Pas-de-Calais, Ardèche, etc), Simplon Prod Encadrés par des chefs de projet confirmés, les développeurs juniors de l’équipe sont issus des formations Simplon et bénéficient, en parallèle de leur mission, d’un accompagnement vers un emploi durable en adéquation avec leur projet professionnel. Simplon Prod travaille sur la conception de sites web et d’applications mobiles, incontournables pour assurer une présence numérique adaptée, et à des services numériques innovants (prototypes, etc).

Voilà, c’est fini, mais si vous avez d’autres questions n’hésitez pas :