L’accessibilité du web pour les personnes déficientes visuelles (par Tristan Bride)

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Tristan a 16 ans. C’est un geek et un hacker qui bosse sur son premier jeu en Python avec un pote quand il ne se rencarde pas sur ce que font les Anonymous.

Tristan est aveugle, ce qui oblige un peu à être un hacker pour s’adonner à sa passion car s’agissant d’accessibilité dans le numérique (que ce soit le matériel ou les internets), il y a encore quelques progrès à faire (et on pèse nos mots).

Tristan est sympa alors quand il est venu en stage chez Simplon en décembre dernier il a donné un talk pour les simplonien.ne.s sur la question de l’accessibilité du web pour les personnes déficientes visuelles et aussi écrit un article sur le sujet. C’est tout à fait passionnant alors on vous laisse le lire (et on remercie Tristan fort fort !)…

 

Il existe plusieurs types d’accessibilité aux personnes handicapées. L’un est de type matériel (par exemple : accessibilité des bâtiments, infrastructures…) mais il existe également l’accessibilité de type informatique et notamment sur le plan logiciel. Par exemple on peut rendre des softwares accessibles pour permettre aux différents outils d’accessibilité utilisés par les aveugles de fonctionner correctement sur les softwares ou sites internet.

 

1. Les outils d’accessibilité c’est quoi au juste ?

 

Les différents outils d’accessibilité peuvent être classés dans plusieurs grandes catégories :

– Le matériel accessible : comprend tous les outils développés spécialement pour les aveugles tels que les machines à lire, les plages braille, les bloc-notes braille (NB : j’expliquerai plus bas en détails certains outils d’accessibilité en donnant leurs points forts et leurs points faibles)

Les logiciels informatiques : la synthèse vocale, le lecteur d’écran (comme VoiceOver, NVDA ou Jaws pour les plus importants) ; les logiciels de type zoom texte et agrandisseur d’écrans ; les logiciels ou adaptations sur certain matériel qui servent également aux voyants (la dictée vocale, siri ou dragon dictation…). Tous ces softwares sont souvent mal connus et on ne sait généralement pas pourquoi ils ont été développés. Je reviendrai plus en détails sur les différents softwares d’accessibilité et leurs points fort comme leurs points faibles.

1.1. Le matériel adapté

 

Le matériel adapté comprend les machines à lire, sortes de scanner intégrant un lecteur d’écran qui synthétise l’information scannée et la retranscrit en audio.

Ces machines sont de plus en plus perfectionnées. Elles incluent par exemple plusieurs voix dans plusieurs langues, des ports USB pour extraire du contenu audio d’une clef ou d’un autre périphérique, des prises casque ce qui n’était pas toujours le cas dans le passé. Ces machines comprennent de plus en plus de choses et interprètent de plus en plus de texte.machine-a-lire

Elles ont cependant un principal défaut: elles ne comprennent pas tous les caractères spéciaux, ne tolèrent pas l’écriture manuscrite et surtout se mettent souvent à lire n’importe quoi; confondant parfois deux lignes, ajoutant des mots ou des caractères inexistants dans l’ouvrage ou le document de base, interprétant mal des caractères accentués… Un petit exemple de ce que cela peut donner dans le cas d’un article mal lu (court extrait dont je me souviens) : « Le président a déclaré iiiiiiiii33 que le gouvernement souligner souligner souligner espace insécable, déciderai d’utiliser /////… ».

Un autre inconvénient de taille : leur poids et leur taille. Ces machines sont souvent volumineuses et peu transportables. Aussi il n’est pas aisé de transporter ces outils et très souvent elle ne peuvent servir qu’à un lieu fixe. Elle force donc l’utilisateur qui se déplace souvent à faire équiper plusieurs lieux, par exemple.

On notera également leur coût qui varie globalement entre 2000€ et 5000€ environ.

Leurs points forts : ces machines se perfectionnent et deviennent de plus en plus fines et légères, intégrant plus de support et plus de souplesse au niveau de la compréhension de texte.

Les plages brailles : ce sont des des outils plus ou moins volumineux servant à retranscrire en une ligne ce sur quoi est positionné le curseur du lecteur d’écran. Cela sert aux aveugles ayant une bonne maîtrise du braille à pouvoir lire rapidement une information.

Plage-braille

En général, mais ce n’est pas valable pour toutes les plages braille, elles sont équipées d’un clavier (le clavier six points utilisé par les aveugles sur leur machine à écrire plus ancienne…).

Ces plages braille se connectent à l’ordinateur (ou au smartphone) les prenant en charge grâce à un logiciel de lecture d’écran tel que VoiceOver, NVDA ou Jaws.

Inconvénient majeur : le prix. Les plage braille n’affichant que quarante caractères, les plus petites et les moins perfectionnées coûtent en général environ 4000€ en prix d’entrée de gamme. Le prix le plus élevé pour une plage braille est d’environ 10.000€. Ces outils sont très coûteux car leur fabrication est complexe, nécessitant une découpe au laser pour former la plage braille (sorte de grille de plastique  installée sur de petites pointes également de plastique formant des points).

La plage braille fonctionne globalement comme un écran. Chaque point braille est placé sur une bande de métal qui réagit à un courant électrique en se pliant, poussant le point vers le haut afin de le faire apparaître sur la grille. La grille est composée de plusieurs carrés de huit points formant l’écriture braille informatique apparue avec les premières plages braille et présentant quelques spécificités par rapport à l’écriture plus ancienne.

La plupart de ces plages braille font à peu près la taille d’une feuille A4 (voir légèrement plus grande), pour une épaisseur équivalente à celle en général d’un ordinateur portable relativement ancien. Ces plages braille n’affichent qu’une ligne à la fois, ce qui rend la lecture moins fluide et il est difficile d’y lire un exposé ou tout texte relativement long devant être lu en public par exemple. Le fait de s’appuyer sur une plage braille lors d’une présentation orale nécessite également une bonne organisation car dans ce cas il faut prévoir ce que l’on doit dire et résumer uniquement les choses les plus importantes pour pouvoir les retrouver rapidement.

Le prix est aussi un grand inconvénient et leur encombrement n’en font pas des outils très transportables. Les plages braille plus petites sont en général appelées barrettes braille, elles font globalement la même épaisseur que leurs homologues de plus grande taille mais font, elles, uniquement la taille que environs cinq lignes n’en comportant qu’une seule. Ces barrettes brailles sont plus récentes et sont en général équipées de technologie plus avancée. Une barrette braille coûte environ 5000€ d’entrée de gamme.

Avantages : ces outils permettent aux bons braillantes de gagner du temps, de mieux trouver des fautes dans un texte par exemple, une relecture plus rapide pour qui sait facilement se déplacer avec dans un document et les utiliser.

 

Les bloc-notes braille : Les bloc-notes braille sont de petits ordinateurs portables (parfois équipés d’un clavier style perkinks c’est-à-dire comme les anciennes machines à écrire des aveugles ou parfois de clavier clanique AZERTY).

Ces outils coûtent entre 10.000€ et 12.000€ environ. Ces matériels proposent pourtant des configurations moins avancées et de moins bons composants que leur équivalent en ordinateur portable du marché achetable pour quelques centaines d’euros.

Prenons par exemple le cas de l’IRIS vendu il y a encore peu de temps pour 12.000€. Le système d’exploitation était une variante de windows XP, il embarquait une carte mémoire de faible capacité, deux ports USB, une prise micro et une prise casque, un connecteur pour les écrans, une prise de recharge et une prise pour connexion filaire à un accès internet. Cet outil embarquait d’entrée de base une plage braille de 36 caractères, un clavier perkinks huit points. L’IRIS pouvait stocker quelques dossiers permettant la prise de note rapide sans grande mise en page. Il permettait une navigation web qui restait néanmoins limitée et laborieuse. Il preesytime_bloc-note_braillenait en charge la lecture de fichiers audio mais ses haut parleurs de faible qualité le perdaient en général et saturaient rapidement. L’IRIS n’était pas compatible avec toutes les extensions de fichier notamment certaines extensions de texte et ne supportait pas le PDF. Il gérait mal également les fichiers de tableur et autres feuilles de calcul. Il nécessitait également beaucoup de travail et d’apprentissage car beaucoup d’extensions non courantes (spécifiques au matériel) devaient être utilisées par exemple pour les mathématiques et autres domaines nécessitant l’usage de symboles. On notera également sa relative grande taille, ainsi que son épaisseur qui en faisaient un outil peu pratique à transporter. On notera que malgré son apparence robuste et sa forte taille, il souffrait d’une grande fragilité. J’ai connaissance de plusieurs cas assez impressionnants où l’IRIS avait une fâcheuse tendance à s’ouvrir en deux après une chute de faible hauteur ce qui malgré le coût et le soin apporté à cet outil pouvait vite arrivé, le sac achetable en plus spécifiquement conçu ayant une enveloppe très souple se pliant facilement vers l’extérieur pour expulser le précieux ordinateur qu’il contenait. Ce que l’on appelle des curseurs éclairs (petites touches de forme arrondie citée en dessus de la plage braille servant de souris pour cliquer sur un élément choisi) n’étant pas incorporés solidement au boîtier plastique de la machine, il était fréquent que ces touches se mettent à dysfonctionner voir à disparaître carrément suite à une chute… On notera également la lenteur au démarrage…

Point fort : pratique pour la prise de notes et la relecture.

Aujourd’hui, il existe l’esy time qui reprend certains aspects des barrettes braille mais est plus fin, plus rapide, avec une disposition du clavier en perkinks et coûte 11.000€. Il tourne sous Windows 7 (sortie bien en retard par rapport à son système d’exploitation…). Ce bloc-note se rapproche plus d’un ordinateur portable même s’il reste beaucoup de chemin avant qu’il soit aussi performant qu’un ordinateur coûtant 400€… sans parler du niveau d’un ordinateur coûtant son prix !

Malgré ses quelques avantages énoncés plus haut, ce bloc-note souffre d’un important défaut : le bouton d’allumage de la machine malheureusement cité sur le dessus de la machine est à l’origine de nombre de modifications de documents et de nombre de batterie à plat à faire par votre sacoche de transport… Il n’est en effet pas rare que lors d’un voyage le bloc-note sorte accidentellement de veille ou se rallume à votre insue. Ce bloc-note souffre par ailleurs de nombreux bugs et problèmes techniques liées à la difficulté d’incorporer un système tel que windows 7 dans un matériel comme celui-ci. On signale nombre de matériel nécessitant une restauration et un effacement des données assez fréquente, d’ailleurs il est fortement conseillé, pour ne pas dire impératif, à tous les utilisateurs de sauvegarder souvent – voire quotidiennement – leurs données sur des disques externes.

La montre connectée Dot : peu après la sortie de l’ Apple Watch, la communauté des aveugles était en effervescence suite à l’annonce de la Dot, une montre connectée en braille censée êtrmontre-DOTe révolutionnaire.

Elle se connecte à un smartphone pour en afficher les informations principales (jusque là, tout va bien…). Cette montre pourrait même être capable de retranscrire les informations d’un GPS… Malheureusement, la mauvaise nouvelle est l’afficheur braille de 4 caractères… Autrement dit, la montre n’affiche que 4 caractères à la fois. Imaginez le nombre d’actualisations nécessaires pour être guidé par cette montre, rien que pour la directive à l’utilisation d’un GPS (tournez à droite) ! D’ailleurs, pour tout « brailliste » (personne lisant le braille), il faut au moins 40 caractères pour avoir un confort de lecture minimal, le mien étant de 80 caractères par exemple. Pour lire un message ou une publication Facebook par exemple il vous faudrait plus de 100 actualisations et encore ! Son prix ? 300€, prix d’usine.

En résumé : Dans beaucoup de cas, le marché très fermé permet aux entreprises du handicap (surnommées les “vautours du handicap” par les personnes handicapées) à faire des marges plus que confortables sur les produits en proposant des produits hors de prix la plupart du temps. Beaucoup de ces produits sont en retard sur la technologie actuelle et le perfectionnement de ce matériel n’en est qu’à ses balbutiements.

 

1.2. Et l’informatique dans tout cela ?

 

Les lecteurs d’écran : Il existe plusieurs lecteurs d’écran, il s’agit en fait de logiciels interceptant l’information transcrite à l’écran pour la retransmettre à un logiciel de synthèse vocale qui, à son tour, retranscrit le tout en audio.

Ces lecteurs d’écran sont par exemple : VoiceOver (présent sur les produits Apple tel que l’Iphone, l’Ipad, le Mac, l’Ipod, l’Apple Watch…). Ce lecteur d’écran bénéficie d’un avantage énorme, sa gratuité, et surtout son intégration en native à tous les produits Apple. Ce lecteur d’écran est en fait développé en même temps que les systèmes d’exploitation d’Apple et intégré à tout le matériel d’Apple. Etant développé par la marque elle-même, le lecteur d’écran bénéficie d’une plus grande compatibilité avec l’écosystème d’applications et l’univers d’Apple ainsi qu’une meilleure expérience globale d’utilisation. Pour Windows, les principaux lecteurs d’écran sont : NVDA, gratuit lui aussi, qui regroupe plusieurs voix de plus ou moins grande qualité, faites avec les moyens du bord. Jaws, quant à lui, coûte environ 2000€ à l’achat hors coût éventuel pour l’achat de voix non vendues avec la version de base (il faut compte dans les 100 / 150 voir 200€ pour des packs de voix de bonne qualité). Contrairement à NVDA, ce lecteur d’écran emploie souvent des thèmes un peu compliqué et n’est pas simple à prendre en main nécessitant parfois une adaptation au timbre robotique de la voix de base. Son prix est également élevé bien que plusieurs non-voyants proposent de distribuer des cracks de Jaws et qu’ils ait été craqué à plusieurs reprises…

Les synthèses vocales : Ce sont des voix servant d’interprète à ce que veut retransmettre le lecteur d’écran, elle lisent à haute voix par le biais des haut-parleurs de l’ordinateur les informations affichées. Souvent les synthèses vocales parlent vite et n’ont pas une diction très claire pour un voyant peut habitué à leur voix synthétique. Cela vient du fait qu’elles sont utilisées par les aveugles pour retranscrire un grand nombre d’informations le plus vite possible et ne pas être compris par tous autour de l’ordinateur. Les aveugles peuvent aussi régler la vitesse de lecture ainsi que la hauteur de la voix et parfois choisir d’autre voix, voire, dans des lecteurs d’écran tel que jaws, ajouter des contextes où la voix change (VoiceOver fait cela en native et tout est pré-réglé).

Il existe également des synthèses et lecteurs d’écran pour téléphone portable comme TalkBack coûtant pour les non abonnés Prange environ 150€ et nécessitant d’envoyer son téléphone dans un siège d’entreprise à Paris. TalkBack équipe tous les smartphones sous endroit dont la marque l’a souhaité (Samsung par exemple). TalkBack est en fait très similaire à VoiceOver et nombre de personnes désignent TalkBack comme une copie de VoiceOver.

Les zooms : Les agrandisseurs de texte, ou zoom, sont – comme leur nom l’indique – destinés à zoomer et agrandir le texte à l’écran afin de le rendre accessible aux mal voyants. Etant moi-même totalement aveugle je ne peux pas décrire leur effet concret…

Conclusion : il existe de nombreux softwares dans l’accessibilité mais tous souffrent du même problème. Si les développeurs étiquettent mal un lien ou un bouton voire un graphique, la synthèse se met subitement à raconter n’importe quoi et l’aveugle l’utilisant est perdu. Par exemple, prenons le cas d’un site mal rendu accessible, une synthèse dira par exemple à la place d’une image d’un ordinateur “graphique 8989898887789888899UUU877881118.JPG” (VoiceOver) ou “8777837438823477389UUUU8373364489.JPG graphique” (Jaws, NVDA, etc.).

Si un lien n’est pas étiqueté au même titre qu’un bouton par exemple (VoiceOver vous dira “lien. lien.”, Jaws et ses confrères : “Lien.”) et pareil pour un bouton. Il existe même des boutons que les synthèses vocales ne peuvent enclencher. Ces boutons sont problématiques car ils peuvent totalement bloquer la navigation internet d’un aveugle. Prenons le cas du site web de la Fnac pour ne pas le citer : il se trouve que dans le champ pour sélectionner le mode de paiement et la carte utilisée, les boutons ne sont pas compatibles avec les synthèses vocales. Un aveugle est alors bloqué et ne peut valider son paiement. Il en va de même pour le site des impôts… Aussi, le site de configuration de réseau pour la livebox d’orange possède, sur la page dédiée à l’ouverture de port dans le parefeu, un bouton non cliquable par les synthèses vocales. Une fois la configuration a été faite, souvent difficilement, l’aveugle se retrouve alors bloqué et n’a plus qu’à quitter la page, dépité, ou à appeler un voyant à la rescousse ne pouvant plus utiliser son ordinateur. Ce problème est aussi valable pour de nombreuses applications et la taille de la société développant l’application n’a rien à voir là-dedans. Par exemple, prenons l’application de la SNCF, servant à lire des Ebooks. La zone de recherche n’est pas accessible, la lecture de livres non plus et nous ne pouvons pas utiliser cette application pourtant fournie par un groupe assez important. Facebook souffre également de quelques problèmes d’accessibilité et d’incohérences plus ou moins aisés dans son interface.

 

2. Les logiciels orientés productivité accessibles

 

L’accessibilité d’une suite bureautique créée par une grande entreprise n’est pas acquise mais, de fait, la majeure partie de ces logiciels sont accessibles. On compte quelque logiciels accessibles, ou fait pour les aveugles, dont beaucoup ont été créés par des aveugles. Parmi ces logiciels on trouve plusieurs types de softwares :

Le localisateur, navigateur web pour les aveugles et mal voyants. Ce navigateur web propose un certain nombre de sources dont il extrait les informations avant de les restituer en texte à l’utilisateur, enlevant tous les liens et les graphiques et restituant le texte brut. Ce procédé permet à l’utilisateur aveugle utilisant un lecteur d’écran d’accéder rapidement à l’information recherchée, sans devoir faire le tri avec des informations inutiles tels que la publicité, des liens de navigation et certaines informations concernant le site web. De plus, ces informations – noyées dans tout le flux d’informations plus ou moins utiles – contribuent à rendre le site web inaccessible. L’application localisateur, en extrayant le texte du contenu inaccessible, le rend en fin de compte accessible. Le souci est que le localisateur ne peut pas accéder au contenu de tous les sites web et, donc, que l’utilisateur est restreint à la liste de choix qui lui sont proposés comme sources.

Il y a un grand nombre de logiciels classés dans plusieurs logithèques référencées par des sites spécialisés en accessibilité créés et gérés par des aveugles plus ou moins connus dans la communauté qui s’est souvent regroupée dans des réseaux ou exploitant les réseaux existants. En général ces sites reprennent le pseudonyme de la personne qui les a créés afin de l’identifier. On peut ainsi visiter : www.f8cho.fr ; www.edencast.fr ; www.eole.avh.asso.fr ; www.avh.asso.fr ou www.cecia.com.

Parce que les aveugles jouent aussi à des jeux vidéo à leur manière – et qu’il est important de le souligner car c’est un point commun de plus avec les voyants… – je vais donner ci dessous quelques adresses de sites proposant des descriptions et des téléchargements de jeux vidéo pour aveugles. Ce sont généralement des jeux basés sur l’audio, plongeant le joueur dans un univers en 3D audio par l’intermédiaire d’un casque. Le joueur entend une ambiance qui résume le lieu où il se trouve (en intérieur, en extérieur, près de la mer…) ce qui lui permet de s’orienter, puis dans le cas d’autres jeux de repérer les ennemis, les autres personnages… je mettrai ci-desous quelques liens vers des jeux intéressants. Il existe aussi pour les aveugles un type de jeu tout en texte qui reprend le mode de fonctionnement des consoles tels que le terminal ou CMD par exemple. Vous entrez une commande et le serveur vous répond en expédiant du texte vous décrivant la réaction du serveur à la réception de cette commande.

Les sites : www.vanciamud.fr ; www.jeuaccess.org ou encore www.audiogames.net.

Beaucoup des jeux accessibles sont en anglais car il y a plus de non voyants anglophones que francophones, non seulement car l’anglais est plus utilisé à travers le monde mais qu’en plus la plupart des non voyants francophones ne jouent pas ou très peu aux jeux accessibles et ne suivent pas beaucoup leurs évolutions… et du coup, il y a peu de développeurs intéressés par ce type de projets.

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