Découvrez les cours de français du programme Welcode en Île-de-France et à Lyon

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Les cours de français en Île-de-France

Professeure de FLE/FOS depuis 15 ans, Assia a rejoint l’équipe de Simplon Île-de-France en 2016 pour enseigner le français aux apprenant.e.s du programme Refugeeks, puis Welcode. En 3 ans, Assia a formé une quarantaine d’apprenant.e.s réfugié.e.s et primo-arrivant.e.s de 15 nationalités différentes. Elle nous fait part ici de son expérience. 

Pouvez-vous présenter les cours de français du programme Welcode ?  

Avant d’intégrer leur formation à Simplon, les apprenant.e.s du programme Welcode bénéficient de cours de français pendant deux mois à l’Alliance Française. 

Ce sont des cours intensifs à raison de 20 heures par semaine, ce qui leur permet réellement  d’améliorer leur niveau, et de passer par exemple d’un niveau B1 à un niveau B2. Une fois qu’ils ont commencé la formation technique avec nous, ils continuent à être accompagnés au niveau linguistique durant 7 mois. Cet accompagnement se fait de manière hebdomadaire sur une séance de 3 à 4 heures et, est plus basé sur du FOS.

Quelle est la différence entre FLE et FOS ?

Le FLE (français langue étrangère) est un français qu’on peut qualifier de général avec des objectifs larges (par exemple être capable de parler au passé, d’exprimer une opinion, de comprendre un débat, d’écrire une lettre formelle…) et des thématiques liées à la vie quotidienne.

Le FOS (français sur objectifs spécifiques) est basé sur des objectifs plus précis, par exemple pour le français professionnel, on va utiliser des documents et des mises en situation qui ont un lien avec le monde du travail (faire un CV, passer un entretien d’embauche, écouter un audio sur le télétravail). 

A l’Alliance Française, ils font du FLE, à Simplon ils font du FLE et du FOS (les documents vont avoir pour contexte une situation professionnelle ou liée au monde numérique). 

A l’Alliance Française, ils améliorent considérablement leur niveau de langue, à Simplon ils.elles apprennent à l’aiguiser et à l’adapter à un contexte spécifique.

Selon vous, quel niveau de départ minimum doivent avoir les apprenant.e.s et pourquoi ? 

Je dirais qu’un très bon A2, début B1 peuvent suffire, mais cela dépend du profil. Certains B1 voire B2 (voir schéma des niveaux CECR – encadré ci-dessous) ont de très mauvaises habitudes qu’il est difficile de changer : ils sont en France depuis un certain temps, ils ont appris à parler sur le tas en faisant plein d’erreurs mais le message passe bien quand même. C’est pour eux que le problème de l’insertion professionnelle est le plus compliqué. Et, au contraire d’autres arrivent plus « vierges » et peuvent apprendre de manière plus structurée. 

Cours de français avec les apprenant.e.s Welcode de Nanterre 

Quelle progression observez-vous chez les apprenant.e.s entre le début et la fin de la formation ? 

Leur niveau de français augmente considérablement grâce aux cours, mais aussi grâce à l’interaction quotidienne avec les apprenant.e.s français.e.s. Ils apprennent tellement durant leur formation technique, que ce sont eux qui finissent par m’enseigner des termes spécifiques. C’est presque un plaisir de les voir discuter entre eux, ou avec leur formateur.rice sur un projet auquel je ne comprends rien mais que eux, ont l’air de bien maîtriser ! 

Sur quels outils vous basez-vous pour préparer vos cours ? 

Des méthodes de FLE et de français professionnel, mais aussi des vidéos avec des thématiques liées au numérique (la protection des données, l’intelligence artificielle dans la vie quotidienne, le métier de développeur web …). Il y a beaucoup de ressources sur internet que je peux didactiser et adapter. J’utilise également les exercices et projets qu’ils font en formation technique pour voir leur capacité à les présenter et les expliquer. 

Quel est le meilleur souvenir que vous avez de ce programme ? 

Je n’ai pas un souvenir précis, mais de les voir commencer à maîtriser ce qu’ils.elles ont appris, de faire des présentations pour expliquer comment fonctionne leur application, c’est une grande satisfaction. Chaque contrat professionnel décroché, CDD ou CDI signé est une réussite pour l’équipe. 

On sait combien la barrière de la langue peut être un handicap, et encore plus en France où on reste assez strict sur le niveau de langue en entreprise (contrairement aux Anglo-saxons par exemple). Donc le meilleur souvenir, ou plutôt la plus grande satisfaction c’est de voir tous les obstacles franchis depuis qu’ils.elles ont quitté leur pays (et ils ont été nombreux !), et de se dire que ça a marché… 

Les cours de français à Lyon

Dans le cadre du programme du programme Welcode, les cours de français ont été expérimentés à partir de février 2019 dans les  fabriques de Vénissieux et Villeurbanne, en partenariat avec l’association YOON. Marianne Bèque, formatrice FLE et Julie Fréry-Privé, directrice des opérations, nous font part de leurs premiers retours sur cette collaboration avec Simplon.co. 

Cours de français avec les apprenants Welcode de Vénissieux (région lyonnaise)

Interview avec Marianne, formatrice FLE chez YOON 

Comment se sont passés les cours de français dans le cadre de la formation TAI à Vénissieux ?  

Les cours se sont très bien passés, le groupe de stagiaires était très agréable, motivé, et avait envie d’apprendre. J’ai remarqué qu’il était cependant compliqué de donner du travail à faire d’un cours à l’autre, les stagiaires ayant peu d’énergie le soir après leurs denses journées de formation. A titre personnel, il était enrichissant de s’immerger dans le secteur du numérique et de l’informatique et de s’imprégner des pratiques actuelles du secteur.

Sur quels outils vous êtes-vous appuyée pour dispenser vos cours ? 

J’ai pu m’appuyer sur des outils, référentiels et exercices pratiques partagés par le formateur technique. J’ai également été puiser dans les ressources disponibles sur internet sur le FLE, le droit du travail, des jeux de rôles, des fiches métiers ou du vocabulaire informatique. Nous avons également pu faire un bilan individualisé à mi-parcours pour l’un des stagiaires pour lequel il était pertinent d’ajuster le cours au plus près de ses besoins.

Quels progrès avez-vous constaté chez les apprenant.e.s ? 

Il faut dire que les stagiaires avaient déjà un niveau de français relativement élevé, et donc les progrès n’apparaissent pas forcément comme spectaculaires. Cependant il est clair que les cours ont permis de développer une plus grande finesse dans la pratique du français professionnel : précision dans le vocabulaire, capacité de synthèse, pratique du français courant en opposition au français très académique plus connu à l’origine par les stagiaires, avec un travail sur les liaisons et l’articulation, et le développement des compétences de compréhension.

Les stagiaires ont développé leur aisance à l’oral et à l’écrit, leur autonomie dans l’apprentissage du français, leur conscience des différents niveaux de langage et l’attention à la communication non-verbale et à la gestuelle. Ils s’adaptent davantage aux différentes situations qu’ils rencontrent au quotidien, avec notamment l’adaptation de leur posture professionnelle pour répondre aux habitudes et attentes de l’employeur.se.

Interview avec Julie, directrice des opérations chez YOON

Quels premiers bilans tirez-vous de cette première collaboration avec Simplon ? 

Le bilan de cette première collaboration est positif à plusieurs niveaux. 

Pour YOON, c’est une fierté d’être partenaire et de partager une posture commune dans la relation à l’Autre, quelle que soit sa nationalité, son parcours d’études ou d’expérience. 

Nous continuons à collaborer ensemble en participant notamment aux recrutements des formations de Lyon et Villeurbanne (IA, TAI, Dev web) pour lesquels nous évaluons la motivation des candidat.e.s et le niveau de langue des candidat.e.s de nationalité étrangère. 

Pour les stagiaires simplonien.ne.s, la formation dispensée par YOON en FOS répond à divers besoins :  

  • celui de se sentir sécurisé.e durant leur formation, par une posture bienveillante qui agit sur la confiance en soi et qui valorise la progression linguistique
  • celui de se continuer à se perfectionner et d’être préparé.e aux actes de langage en situation professionnelle, en langue française. 

La formation en FOS part des besoins linguistiques de chaque stagiaire et prend en compte le contenu et l’avancement de la formation technique. 

La motivation et l’envie des stagiaires de perfectionner leur niveau de langue française est fort, tout comme le fait de pouvoir appréhender sereinement le marché du travail sur le poste de Technicien de maintenance et d’assistance Informatique.  

Pour les formatrices qui sont intervenues en FOS, nous impulsons un cadre de mission sécurisé par de la coordination, des échanges, de la pratique et du partage de ressources pédagogiques adaptées. Le petit nombre de stagiaires en formation FOS, permet à la fois une dynamique collective et un travail individualisé qui plaît aux formatrices. 

En conclusion, nous serons ravis de continuer à travailler ensemble à l’avenir, en réponse au besoin des stagiaires, et des employeurs du secteur, et en innovant pas à pas entre acteurs de la formation et de l’intégration professionnelle. 

L’importance des cours de français dans le cadre du programme Welcode 

Le niveau de français des candidat.e.s émerge comme étant extrêmement important pour deux raisons principales : l’intégration dans la promotion et la compréhension des formateur.rice.s et l’insertion professionnelle post-formation. En effet, nous constatons que l’intégration de personnes ayant un niveau très faible dans la formation risque très fortement de les mettre en situation d’échec, parce que la nécessité d’apprendre le français prend plus d’importance que l’apprentissage du code en lui-même. Une insuffisante maîtrise du français constitue un risque de décrochage important pour les apprenant.e.s. Pour l’insertion professionnelle, bien que les développeur.se.s web travaillent en anglais sur leur ordinateur, le français reste néanmoins essentiel pour la cohésion de l’équipe dans une entreprise ainsi que pour le contact avec les client.e.s. Pour cette raison, les entreprises sont réticentes à employer des apprenant.e.s ayant un niveau trop faible de français à la sortie de la formation.

Un niveau B1 initial est ainsi souhaité à l’entrée pour pouvoir permettre aux apprenant.e.s de s’intégrer dans la promotion et suivre les cours.

Niveaux CECR 

L’Union Européenne a instauré un barème des différents niveaux de connaissance d’une langue, appelé “Cadre européen commun de référence pour les langues” ou CECR. C’est sur ces niveaux que sont basés tous les examens de français que peuvent passer des étranger.ère.s en France.

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